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Sabtu, 08 Februari 2020

Ce bon Staline

Category: Livres,Romans et littérature,Autres littératures étrangères

Ce bon Staline Details

« Ainsi donc mon papa travaillait au Kremlin. Je ne savais pas vraiment ce qu'il y faisait, mais quand je passais devant le Kremlin, l'hiver, avec mes amis (...), je leur disais d'un air entendu : ''Ici travaillent mon papa et le camarade Staline.'' » Victor Erofeev a grandi au coeur du pouvoir politique. Son père appartenait à la « cour » de Staline, en tant que conseiller et interprète, avant de devenir diplomate, notamment à l'ambassade d'URSS à Paris. Avec une dérision mélancolique, il raconte cette « enfance stalinienne heureuse », tout d'abord à Moscou puis à Paris, où il croise Montand et Signoret, Picasso et Aragon. Il rend hommage, avec tendresse et lucidité, à ce père honnête et intègre, cet apparatchik dévoué corps et âme à sa patrie socialiste, qui le lui rend bien. Jusqu'à l'année 1979 où il reçoit un ultimatum des autorités soviétiques : le mea culpa de son fils, exclu de l'Union des écrivains pour « pornographie », ou la fin de sa carrière... Vision enfantine et conscience historique sont les deux pôles de ce livre à la fois drôle et grave qui dresse le bilan d'une longue période de l'histoire russe. Mais c'est avant tout le récit de la naissance d'un écrivain et d'un dissident qui, avec pudeur, lève le voile sur les mystères de la création.

Reviews

Sous un titre provocateur, Victor Erofeev nous livre sa biographie, en particulier son enfance comme fils d??apparatchik jusqu??à sa rébellion vis-à-vis du pouvoir soviétique et, par voie de conséquence, vis à vis de son père.Cette biographie est aussi un peu celle de ce père hors du commun, entre diplomate et agent de propagande depuis la deuxième guerre mondiale au Royaume-Uni jusqu??à l??Autriche des années 70 en passant par le Kremlin dans le service de Molotov, le poste d??attaché culturel à Paris et celui de représentant de l??Union Soviétique à l??UNESCO. Autant dire que Victor n??a pas connu les privations, même si le retour pour ses études à la grisaille de Moscou contrastait avec la gaité parisienne. Mais si son père est resté inébranlablement fidèle au régime, le virus de la liberté a été inoculé à Victor Erofeev qui publie avec une poignée d??autres écrivains un recueil qui choque à la fois par le ton et la forme le pouvoir en place? Faut-il choisir la famille ou le pouvoir ?Un témoignage historique passionnant et plein d??humour, et un hommage à son père.

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